L'ingénierie des exigences (IE) constitue une activité cruciale dans la construction de systèmes. Elle couvre différentes tâches comme l'élucidation, l'analyse, la spécification, la vérification et la validation des exigences. L’IE a un rôle majeur à jouer dans la maîtrise de la complexité des systèmes. En effet, dans un monde où les systèmes sont de plus en plus complexes, de par l’augmentation constante de leur taille, leur criticité potentielle ou leur inter-connectivité grandissante, il est nécessaire de disposer d’une gestion approfondie et efficace des exigences auxquelles ces systèmes sont censés répondre. Face à ce constat, l'IE doit répondre à de nouveaux défis pour prendre en compte en particulier le caractère pluridisciplinaire des exigences ainsi que l'évolution continue et inévitable de ces mêmes systèmes. Outre le génie logiciel, l'IE est présente dans divers domaines comme l'ingénierie des systèmes complexes, incluant les systèmes cyber-physiques, (transports, énergie, aéro-spacial) et les systèmes d'information.

L'IE requiert une expertise poussée dans de nombreuses disciplines, comme la gouvernance et l'économie des entreprises,  les sciences de l'ingénieur, l'ergonomie, le droit, la psychologie ou encore la linguistique.
De plus, depuis quelques années, nous voyons émerger le besoin de démontrer la conformité d’un système par rapport à une norme (voir le défi Quelle argumentation pour des systèmes de confiance ?). En effet, qu’il s’agisse de sécurité (voir le défi La sécurité dans le développement logiciel) ou de protection des données et de la vie privée, les systèmes doivent de plus en plus se conformer à un nombre croissant de réglementations. Plus largement, dans un monde en constante évolution, où les utilisateurs ont de plus en plus d'attentes, les systèmes vont devoir démontrer qu’ils répondent à des enjeux sociétaux tels que le développement durable, l’écoénergétique (voir le défi Vers des Logiciels écoresponsables : Le génie logiciel au défi de la sobriété écologique), des considérations d’explicabilité (voir le défi Génie Logiciel et Intelligence Artificielle) ou de traitements éthiques.

L'objectif de ce groupe est de rassembler et de faire collaborer des équipes autour de problématiques importantes liées à cette complexité croissante des systèmes. Plusieurs défis sont à relever :

  • L'élucidation, la spécification et la modélisation des exigences aussi bien fonctionnelles que non fonctionnelles, en particulier la prise en compte du caractère pluridisciplinaire des exigences associées à des nouveaux types de systèmes comme les systèmes cyber-physiques.
  • La vérification et la validation, formelles ou non, des exigences (voir le défi Méthodes formelles pour la conception, la programmation et la vérification de systèmes critiques émergents).
  • La traçabilité des exigences, depuis leur justification et leur expression en amont jusqu'à leur réalisation dans le système construit et leur évolution dans les variantes à venir.
  • L’étude du cas particulier des exigences relatives à une norme, un standard ou une réglementation et qui visent à établir la confiance dans un système (voir le défi Quelle argumentation pour des systèmes de confiance ?)

Porteurs du GT

Animations

  • Deux journées de travail par an. Certaines réunions seront plus ciblées pour permettre la présentation de travaux de doctorants, le bilan de projets (ANR, européens, ...), la présentation des problématiques des partenaires industriels ...
  • Une liste de diffusion et un site WEB d'information.

Equipes

Les équipes françaises académiques impliquées :

  • ACES, LTCI, Telecom Paris, Institut Polytechnique de Paris, 14 personnes, représentant Dominique Blouin
  • VASCO, LIG, Grenoble, représentant Yves Ledru
  • LabSoC, LTCI, Telecom Paris, Institut Polytechnique de Paris, représentant Ludovic Apvrille
  • SIG, IRIT, Toulouse, 5 personnes, représentante Florence Sèdes
  • SM@RT, IRIT, Toulouse, 3 personnes, représentante Sophie Ebersold - Marcaillou
  • Mosel-Veridis, LORIA, Nancy, 2 personnes, représentante Jeanine Souquières
  • Vesontio - DISC, Institut FEMTO-ST, Besançon, représentant Bruno Tatibouët
  • METHODE, SAMOVAR, Evry, représentante Amel Mammar
  •  Ingénierie des Données et des Modèles, LIAS,  ISAE-ENSMA, Poitiers, 7 personnes, représentant Ladjel Bellatreche
  • 3IA (Informatique, Image et Intelligence Artificielle), LGI2P, Alès et Montpellier, 2 personnes, représentant Thomas Lambolais 
  • Centre de Recherche en Informatique, Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne, Paris, 3 personnes, représentant Camille Salinesi
  • P4S, Lab-STICC, Brest, 4 personnes, représentant Fabien Dagnat
  • ISID, Laboratoire CEDRIC, CNAM Paris, 3 personnes, représentante Elena Kornyshova
  • ONERA, DTIS (Paris et Toulouse), 5 personnes, représentant Thomas Polacsek
  • SPARKS, I3S, Sophia Antipolis, 2 personnes, représentante Mireille Blay-Fornarino
  • SIGMA, LIG, Grenoble, 4 personnes, représentante Agnès Front
  • SIS, Laboratoire CEDRIC, CNAM Paris, 2 personnes, représentante Nicole Levy
  • LACL, Créteil, 2 personnes, représentante Régine Laleau
  • TBC

Les équipes françaises industrielles impliquées :

  • ClearSy, Etienne Prun
  • EDF, Chatou, Thuy Nguyen
  • IRT Railenium, Valenciennes, Rahma Ben Ayed 
  • SILAS-SAS, Champigny-sur-Marne, Jean-louis Boulanger
  • Systerel, Jérémie Saives

Les équipes internationales impliquées :

  • CETIC, Charleroi (Belgique), Christophe Ponsard
  • Respect-IT (Belgique), Robert Darimont
  • Institute of Information Service Science (ISS), Université de Genève (Suisse), Jolita Ralyté
  • Département d'informatique, Faculté des sciences, Université de Sherbrooke (Canada), Marc Frappier
  • ACE, Université du Québec à Montréal, Montréal (Canada), Sébastien Mosser

Interactions

Le groupe IE cherchera à mettre en place des liens, comme par exemple des journées de travail communes, avec d'autres groupes du GDR, notamment les GT GLIA, HiFi, IDM, MTV2, Logiciel Eco-Responsable, ainsi qu’avec d’autres GDR  sur des thématiques précises :

  • les GDR Sécurité Informatique, Réseaux et Systèmes Distribués (RSD) et Masses de Données, Informations et Connaissances en Sciences (MaDICS) sur les exigences liées à la  Sécurité Informatique et le respect de la vie privée,
  • le GDR Aspects Formels et Algorithmiques de l'Intelligence Artificielle (IA) sur les exigences liées à l’apprentissage et à la V&V mais aussi à l'argumentation,
  • le GDR Traitement Automatique des Langues (TAL) sur les aspects traitement des exigences en langage naturel.

L’ingénierie des exigences est une thématique qui intéresse très fortement les industriels. Il existe déjà l’association SPECIEF (Société pour la Promotion Et la Certification de l’Ingénierie des Exigences en langue Française) qui regroupe des acteurs industriels et universitaires
de l’ingénierie des exigences et dont l’objectif est avant tout de promouvoir une pratique professionnelle de l’IE. Il sera intéressant de développer des liens entre cette association et le groupe IE.

 

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